VIVRE A LA MALGACHE

 

Madagascar vient de célébrer le 56e anniversaire du retour de son indépendance le 26 juin dernier.

Sa découverte fut faite le 10 août 1500 par les Portugais qui lui ont donné le nom de l’île Saint-Laurent. Son nom actuel ne vint que plus tard. Avec une superficie de 587041 km2, il se trouve dans la zone tropicale, séparé de l’Afrique par le Canal de Mozambique.

 

 

La Grande Ile a eu son vécu et son parcours. A présent, c’est l’un des pays les plus pauvres de la planète. Tous les Malgaches se croient chauvins et en sont persuadés. Nous n’allons pas en douter. Beaucoup pensent traduire leur patriotisme par le fait de manger du riz à chaque repas ou ne parler que la langue nationale. Mais est-ce suffisant ?

Tout comme les autres nationalités, les Malgaches sont avant tout des êtres humains dont les esprits et les activités doivent être dirigés et orientés vers le développement intellectuel et économique. Ils ne doivent pas se contenter de relater le cheminement de leurs ancêtres qui ont vécu leur temps selon leurs contextes et dont les traces indélébiles ne sauraient être effacées.

Pour que la nation madécasse ne s’enfonce davantage dans la rétrogradation et la décadence, il faut travailler à son développement car ce qui n’avance pas recule et ce qui ne progresse pas dépérit. Il faut s’aspirer à voir ou faire évoluer les choses par amour pour la patrie.

Afin de vivre réellement à la malgache, il est indispensable de bien connaître les fondements de l’identité malgache : le patrimoine génétique, le patrimoine historique et le patrimoine cognitif. La méconnaissance de ses fondements axiologiques et le manque de visibilité aliènent le sentiment identitaire. Il n’y a pas de mal à élargir ses horizons en s’ouvrant à la culture d’autrui mais il ne faut surtout pas exécrer ses héritages culturels.

Historique du peuplement de la Grande Ile

Madagascar, la terre des Malgaches, possède des richesses uniques au monde mais surtout une richesse humaine. Son peuple est tout un amalgame d’éléments d’origine mélanésienne, indonésienne, malaise, européenne, arabe, indienne, chinoise, africaine, et des métis issus des croisements les plus divers, et qui sont venus à des âges différents et parfois très espacés.

Le peuplement s’est fait par la force (usage d’armes) ou par la ruse (alliances par le biais des mariages) ; ce qui a permis la formation de tribus, de castes, et des 18 ethnies qui sont les Merina, les Sakalava, les Betsileo, les Betsimisaraka, les Antaimoro, les Tsimihety, les Bara, les Sihanaka, les Bezanozano, les Antankarana, les Tanala, les Antaisaka, les Antaifasy, les Antanosy, les Antandroy, les Mahafaly, les Antaimanambondro et les Antambahoaka. Citons entre autres que les arabes ont formé les Antaimoro, les Antambahoaka et les Antaimanambondro dans le Sud-Est ; les Indiens venus de Gudjerat sont devenus les Antaifasy, les Antaisaka et les Sakalava dans l’Ouest ; les Malais ont occupé les Hauts-Plateaux, les premières vagues malaises ont emporté avec eux le riz (la principale nourriture des Malgaches) à leur arrivée au centre de l’Imerina ; les Antakarana, les Tsimihety et les Bezanozano sont des métissages de diverses races.

types mahafaly

types mahafaly

type bara

type bara

type betsileo

type betsileo

types antandroy

types antandroy

type antanosy

type antanosy

type sakalava

type sakalava